LE BLOG du DMF COLLECTIF

"Ce collectif rassemble une centaine de victimes des fauteuils CONFORAMA contaminés par le DMF (Dimethyl Fumarate).

Depuis septembre 2008, cette affaire qui a fait le tour des médias, a été révélée par la journaliste Luu-Ly Do-Quang de l'APM International suite aux témoignages des victimes du collectif". 

 

Voilà 2 ans  que le DMF (diméthylfumarate) produit antifongique, volatile, hautement toxique, est arrivé en Europe via la Chine, avec les conséquences que nous connaissons (brûlures, problèmes respiratoires, démangeaisons). Malgré une interdiction   signée le 4 décembre 2008 par Luc Chatel, suivi d’une campagne de contrôles spécifiques par la DGCCRF, ce produit circule toujours dans l’hexagone. Nous le pensions  en régression.... il n'en est rien. Depuis quelques jours, plusieurs personnes me font part de leurs problèmes de santé liés  à l’achat de chaussures en provenance de Chine. Ni les  médecins ni les organismes de santé ne  prennent  en considération ces personnes, se retranchant derrière des symptômes psychosomatiques, ou d’autres causes. Personne n’a le courage d’admettre que ce produit puisse provoquer de tels problèmes, et le plus grave c’est que ces personnes n’ont pas de traitement adapté à cette pathologie ;  crème contre les démangeaisons, cachet antihistaminique, cortisone,  voilà ce à quoi ils ont droit ; incompréhension, mutisme  ne fait qu’ajouter à la souffrance ; d’où le désarroi et la colère face à ce laxisme, serions nous au royaume de l’omerta.

Pour info, voir dans la rubrique LIENS,  les différents rapports des organismes : DGS, AFSSET, DGCCRF, 

Si vous  êtes concernés, merci de laisser votre témoignage sur le blog, afin que les organismes  qui le consultent  soient informés  de cette "contamination"  qui perdure malgré  les interdits.

Catherine G.


 

 


Informations

 


Malgré l'interdiction de l'utilisation du Dimethyl Fumarate,  si vous rencontrez des problèmes médicaux liés à ce produit :

vous pouvez contacter la DGCCRF

Ou le lien du formulaire :


> >  accéder aux formulaires en ligne en matière de consommation et de qualité et sécurité des produits et services


CONTACT AFFSSET

questions@anses.fr

Téléphone : + 33 (0)1 49 77 13 50
Télécopie : + 33 (0)1 49 77 26 26


Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 21:20

Les travaux de l'Anses confirment le potentiel irritant du diméthylfumarate à l'origine des symptômes cutanés aigus constatés en 2008. L'Agence fait une série de recommandations pour prévenir l'apparition de nouveaux cas.

 

Trois ans après les premiers signalements de symptômes liés à une exposition au déméthylfumarate, l'Anses fait un point sur les connaissances disponibles sur cette substance et présente les recommandations formulées dans l'avis qu'elle a rendu le 20 mai dernier.

Interdiction de mise sur le marché

"En 2008, plusieurs centaines de signalements de symptômes cutanés aigus de type allergique (eczémas, dermites irritatives ou allergiques) parfois sévères ont été observés en France et dans d'autres pays européens", rappelle l'Anses. "Ces cas survenaient essentiellement suite à l'exposition des personnes à divers articles traités avec du diméthylfumarate (DMFu), en grande majorité des produits d'importation (chaussures, canapés et fauteuils) pour lesquels cette substance avait été utilisée pour ses propriétés anti-moisissures".

Suite à ces événements, la mise sur le marché d'articles contenant du DMFu a été transitoirement suspendue en France en décembre 2008. Cette interdiction a été prolongée en mars 2009 par une décision reconductible de la Commission européenne. Parallèlement, la France a pris l'initiative d'une procédure de restriction de cette substance dans le cadre du règlement Reach. "Cette procédure vise à rendre pérenne en Europe l'interdiction d'utiliser du DMFu et la mise sur le marché d'articles en contenant dans des quantités supérieures à 0.1 mg/kg", explique l'Anses. La décision de la Commission est attendue d'ici la fin de l'année ou début 2012.

Malgré cette interdiction et le retrait des logements des articles contenant du DMFu, plus d'une centaine de signalements ont été encore rapportés entre janvier 2009 et février 2010. C'est dans ce contexte que l'Anses a été saisie afin de réaliser des campagnes de mesure permettant d'évaluer la contamination par cette substance.

Uniquement utilisé pour ses propriétés fongicides

"Les résultats de ces investigations (…) montrent que du DMFu résiduel peut être retrouvé au sein de matériaux textiles a priori absorbants et ayant été en contact direct (plaids, coussins, etc.) ou dans l'environnement proche d'un article contaminé (rideaux, etc.)", indique l'Agence.

Compte tenu de son caractère volatil, le DMFu peut en effet se retrouver dans des matériaux ayant été en contact avec un article contaminé, dans l'air, dans les poussières ou en surface d'éléments, sols ou surface intérieures.

Les travaux de l'Anses ont également permis de confirmer que la présence de DMFu est due uniquement à l'utilisation de cette substance par les fabricants du fait de ses propriétés fongicides. Elle est utilisée pour protéger divers produits d'importation (vêtements, produits à base de cuir, de PVC ou de polyuréthane, meubles).

"Les articles traités ou contaminés par le DMFu constituent ainsi la principale source d'exposition au DMFu dans l'environnement général et professionnel en France", conclut l'Agence.

Renforcer la surveillance médicale des professionnels exposés

 

 
Les effets sanitaires du DMFuL'Anses confirme le potentiel irritant et/ou sensibilisant du DMFu qui peut être responsable de dermites de contact irritatives et allergiques. En revanche, il n'est pas attendu d'effets systémiques sur la santé (cancérogènes ou autres), pouvant survenir suite à une exposition à du DMFu résiduel par inhalation ou contact cutané. Concernant les effets locaux sur le tractus respiratoire, les données disponibles restent limitées et n'ont pas conduit à confirmer une toxicité du DMFu par inhalation.
 
Compte tenu des effets toxiques du DMFu et de ses homologues (voir encadré), l'Anses formule une série de recommandations. En cas de dermites de contact pour lesquelles un rôle du DMFu est suspecté, elle demande de quantifier la présence de cette substance dans les articles et d'inciter les professionnels de santé consultés à explorer la fonction respiratoire des patients.

 

L'Agence recommande, en milieu de travail, la mise en oeuvre de moyens de protection adaptés, en particulier dans les lieux confinés. "Les personnels des filières d'élimination sont en effet les personnes les plus concernées par des expositions au DMFu", précise-t-elle. Elle suggère également de renforcer la surveillance médicale des professionnels exposés, "en mettant en œuvre des examens permettant de détecter des éventuels effets systémiques".

L'Anses souligne également la nécessité de conduire une enquête sur les risques liés au traitement des conteneurs par du DMFu pour les professionnels et pour les utilisateurs des marchandises transportées dans ces conteneurs. Un suivi des moyens de substitution du DMFu devrait aussi être réalisé "par une meilleure connaissance de la composition des produits utilisés pour assurer la conservation des articles pendant leur stockage et leur transport".

Enfin, l'agence de sécurité recommande un renforcement des dispositifs de toxicovigilance, un meilleur encadrement des procédures de rappel des produits à risques, ainsi que la mise en place d'un dispositif permettant aux victimes de faire reconnaître leurs symptômes et de bénéficier d'une expertise indépendante.

   
Par MANDY - Publié dans : DIMETHYL FUMARATE
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 20:58

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A la fois allergisant et polluant, lediméthylfumarate (DMFu) a défrayé la chronique en France, lorsqu’il s’est trouvé à l’origine d’une « flambée » de réactions allergiques graves en 2008. Cet antifongique retrouvé dans des canapés, des fauteuils et des chaussures importés de Chine est aujourd’hui dans le collimateur de la Commission européenne. A tel point qu’il devrait bientôt être définitivement hors-la-loi.

Utilisé pour ses propriétés anti-moisissures, le DMFu se retrouve souvent dans des produits d’importation chinoise : canapés, fauteuils ou chaussures, donc. Problème : plusieurs centaines de cas d’allergies (eczéma, dermites souvent graves) ont été recensés en France en 2008. Cette même année, un arrêté d’interdiction temporaire avait été pris pour une durée d’un. Ce qui n’a pas empêche la survenue de 134 nouveaux signalements entre janvier 2009 et février 2010.

La France ensuite, a été « à l’initiative d’une procédure de restriction du DMFu dans le cadre du règlement européen REACh » explique l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES). « Cette procédure vise à rendre pérenne en Europe l’interdiction d’utiliser du DMFu et la mise sur le marché d’articles en contenant. La décision devrait être prise par la Commission Européenne d’ici la fin de l’année 2011 ou tout début 2012 ».

Et pour cause… Après investigation, l’Agence française a en effet démontré que du DMFu résiduel pouvait être retrouvé sur des matériaux textiles au contact ou proches de la source initiale (plaids, coussins, rideaux...). Voire dans l’air ou les poussières de l’atmosphère, en raison de son caractère extrêmement volatil.

Le travail de l’ANSES a également confirmé le potentiel irritant ou sensibilisant du DMFu, responsable de dermites allergiques. Quant aux contaminations résiduelles, elles ne présenteraient heureusement pas de risque cancérogène.

 

Source : Anses, le 3 novembre 2011
Par MANDY - Publié dans : DIMETHYL FUMARATE
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CONTACTS

 

dmf.collectif@orange.fr
06.75.24.93.47
catherine.gilleta@wanadoo.fr

Catherine 2

 

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Article récent

Voir l'article ci-contre de  GEOFFROY DE SAINT GILLES

paru le 5 avril 2011 dans La Voix du Nord

CLASSEMENT SANS SUITE

Juillet 2010 - Le Procureur auprès du  Tribunal de Grande Instance de PARIS  a classé sans suite  les plaintes déposées la première semaine de Mars 2009 dans notre affaire contre CONFORAMA pour "mise en danger de la vie d'autrui, tromperie sur la qualité de la chose vendue et blessures involontaires".

La motivation du classement sans suite par le Parquet de ces plaintes est due au fait que l’enquête à laquelle il a été procédé par la DGCCRF a permis d’établir que la Société CONFORAMA a pris les mesures nécessaires dès qu’elle a eu connaissance des incidences (arrêt des ventes et modèles d’exposition, information de l’ensemble des acheteurs, signalement à la DGCCRF) s’acquittant ainsi des obligations de sécurité et d’information imposées par le Code de la Consommation.

En outre, bien que les produits en cause n’aient pas répondu aux prescriptions minimales que l’on peut attendre de fauteuils et canapés quant à leur aptitude à l’emploi et aux risques inhérents à leur utilisation, les éléments légaux et intentionnels de la tromperie ne sont pas réunis dès lors  - qu’aucune réglementation nationale et aucune interdiction ne s’appliquaient aux produits importés contenant du DMFu avant le 4 décembre 2008, - date de l’arrêté ministériel suspendant provisoirement pendant 1 an l’importation et la mise sur le marché uniquement des sièges et des articles chaussants contenant du DMFu.

Il convient en effet de rappeler que les effets adverses du DMFu n’ont été connus qu’au milieu de l’année 2008 (article dans la revue « British Journal  of Dermatology) et pour ce qui concerne la France, le bilan toxicologique et épidémiologique de ces allergies n’a été rendu publique qu’en mars 2009.

Que compte tenu de ces éléments, nos plaintes ne pouvaient prospérer sur le plan pénal.

Sur le plan civil, la procédure suit son cours.

Il n'en reste pas moins vrai, que malgré l'interdiction, ce produit continue à circuler dans l'Union Européenne. Nous recevons  régulièrement des témoignages de personnes ayant acheté  des produits et qui du jour au lendemain ont des problèmes d'allergies, urticiares ou autres.

COMMUNIQUE AFSSET

Une substance chimique utilisée pour ses propriétés anti-moisissures provoquerait des allergies

AFSSET Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail - 19/02/2010


Le DMFu est une substance chimique notamment utilisée pour ses propriétés anti-moisissures pour le traitement de textiles et de mobiliers (chaussures, canapés, ...). Les manifestations de type allergiques auxquelles peuvent être associées cette substance ont conduit à la suspension de la mise sur le marché des sièges ou des articles chaussants en contenant

L'Afsset a été saisie par les ministères chargés du travail et de la santé en vue de mener différentes investigations visant à évaluer la contamination par le DMFu pouvant subsister dans les logements de personnes préalablement exposées et se plaignant de troubles de santé rémanents.

Les résultats de la deuxième campagne conduite dans 5 logements situés dans le Sud et l'Est de la France ont permis de confirmer la présence de DMFu dans l'environnement intérieur. Une première campagne a été réalisée dans 9 logements du Nord-Pas-de-Calais et les résultats ont montré la présence de DMFu dans certains logements. Sur la base de ces résultats, l'Afsset conduira une expertise portant notamment sur les effets toxiques du DMFu et des substances homologues sur la santé, liés à une exposition à ce produit, tant pour la population générale que professionnelle.

Parallèlement, l'Afsset a engagé depuis le 15 avril 2009 une procédure de restriction dans le cadre du règlement REACh concernant la mise sur le marché au niveau européen de produits contenant cette substance.


 
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