Uniquement utilisé pour ses propriétés fongicides
"Les résultats de ces investigations (…) montrent que du DMFu résiduel peut être retrouvé au sein de matériaux textiles a priori absorbants et ayant été en contact direct (plaids, coussins, etc.) ou dans l'environnement proche d'un article contaminé (rideaux, etc.)", indique l'Agence.
Compte tenu de son caractère volatil, le DMFu peut en effet se retrouver dans des matériaux ayant été en contact avec un article contaminé, dans l'air, dans les poussières ou en surface d'éléments, sols ou surface intérieures.
Les travaux de l'Anses ont également permis de confirmer que la présence de DMFu est due uniquement à l'utilisation de cette substance par les fabricants du fait de ses propriétés fongicides. Elle est utilisée pour protéger divers produits d'importation (vêtements, produits à base de cuir, de PVC ou de polyuréthane, meubles).
"Les articles traités ou contaminés par le DMFu constituent ainsi la principale source d'exposition au DMFu dans l'environnement général et professionnel en France", conclut l'Agence.
Renforcer la surveillance médicale des professionnels exposés
L'Agence recommande, en milieu de travail, la mise en oeuvre de moyens de protection adaptés, en particulier dans les lieux confinés. "Les personnels des filières d'élimination sont en effet les personnes les plus concernées par des expositions au DMFu", précise-t-elle. Elle suggère également de renforcer la surveillance médicale des professionnels exposés, "en mettant en œuvre des examens permettant de détecter des éventuels effets systémiques".
L'Anses souligne également la nécessité de conduire une enquête sur les risques liés au traitement des conteneurs par du DMFu pour les professionnels et pour les utilisateurs des marchandises transportées dans ces conteneurs. Un suivi des moyens de substitution du DMFu devrait aussi être réalisé "par une meilleure connaissance de la composition des produits utilisés pour assurer la conservation des articles pendant leur stockage et leur transport".
Enfin, l'agence de sécurité recommande un renforcement des dispositifs de toxicovigilance, un meilleur encadrement des procédures de rappel des produits à risques, ainsi que la mise en place d'un dispositif permettant aux victimes de faire reconnaître leurs symptômes et de bénéficier d'une expertise indépendante.

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