Encore une allergie aux chaussures chinoises ?
Extrait d'un article paru dans le Parisien le 11 janvier 2009
Va-t-on vers une nouvelle affaire d’allergie impliquant des produits fabriqués en Chine ? Après les fauteuils et les bottes fourrées, voilà qu’une paire de chaussures d’origine chinoise est cette fois dans le collimateur après qu’une mère de famille, Jamilla Skoudy, résidant à Compiègne, a été victime d’une très forte allergie aux pieds pendant les fêtes.
Pour son mari, Alexis, il ne fait aucun doute que ce sont bien les ballerines que sa femme Jamilla, 40 ans, a achetées le 24 décembre dernier au magasin Gémo de Venette, qui sont à l’origine du supplice qu’elle endure depuis. « Je les ai mises pour la première fois le jour de Noël.Quand je suis rentrée, mes pieds me démangeaient, alors j’ai mis de la crème pour me soulager un peu. Puis, le soir du Nouvel An, alors que j’avais d’autres chaussures, mes pieds ont commencé à gonfler beaucoup », raconte Jamilla.
Dans la nuit, elle part pour l’hôpital avec son mari. Elle n’en ressortira que le 6 janvier et elle est depuis en arrêt de travail. « Une infirmière vient tous les jours. J’ai les pieds bandés et je suis arrêtée jusqu’à la fin de la semaine prochaine au moins. » Hier, Alexis Skoudy est allé rapporter l’une des deux chaussures incriminées au directeur du magasin que nous n’avons pas été en mesure de joindre.
Le modèle est retiré de la vente
Mais, selon le principe de précaution, l’enseigne a retiré le modèle de la vente dans l’ensemble de ses 350magasins. « Ils m’ont dit qu’ils allaient les faire analyser pour connaître l’origine du problème, et qu’en attendant ils retiraient tous les modèles provenant de ce fournisseur. Je pense que cela pourrait venir des sachets anti-humidité placés dans les boîtes », expliquait Alexis à la sortie de l’entrevue avec le directeur. Un rendez-vous qualifié de « franc et courtois » par le père de famille compiégnois qui n’a pour l’instant pas déposé plainte. « Nous allons attendre les résultats et voir ce que va nous proposer l’enseigne qui s’est excusée. L’essentiel pour nous était de prévenir afin que cela n’arrive pas à d’autres personnes », conclut Alexis Skoudy.