Souffre-t-elle du syndrome asiatique ?

Publié le par mandy et catherine

Extrait d'un article paru dans l'Est Eclair - 23 février 2009

Les deux jambes gonflées, une jeune Romillonne a été hospitalisée. Elle portait des chaussures bon marché achetées à Troyes

L'affaire des fauteuils contaminés chinois avait fait grand bruit dans l'Hexagone. De nombreux clients de chez Conforama, contaminés par le Dimethylfumarate, un antimoisissure contenu dans des fauteuils de relaxation, avaient été dans l'obligation de subir de lourds traitements contre des allergies récurrentes.
Le problème rencontré par plusieurs centaines de clients de la marque était dû à la présence d'un trop grand nombre de sachets antifongiques, enfouis dans les fauteuils.
L'histoire que vit aujourd'hui la jeune Hanan, une Romillonne de 25 ans, a-t-elle aussi des ramifications malheureuses avec ces produits asiatiques inondant le marché français ?
Tout porte à le croire. « J'ai acheté à Troyes une paire de botte en cuir synthétique à 8 €, explique-t-elle sur son lit d'hôpital. Après les avoir portées une première fois, début février, j'ai ressenti des démangeaisons et mes jambes ont gonflé, notamment le pied gauche. J'ai été admise aux urgences pour des soins appropriés. À l'époque, je ne pensais pas aux bottes. Mais, aujourd'hui, je pense que ce sont vraiment elles qui sont à l'origine de mon calvaire. exacte de ces chaussures. »
Des bottes déjà retirées en Côte-d'Or
Alors, Hanan souffre-t-elle du syndrome chinois ? Rien, pour l'heure, ne peut le confirmer. Seules, existent des présomptions.
La Direction générale de la santé (DGS), au mois de novembre dernier, avait alerté l'Institut national de veille sanitaire en rappelant qu'un produit antimoisissure, interdit dans l'Union européenne, avait été glissé dans des bottes, des chaussures et des ballerines asiatiques.
Le produit en cause ? Le Diméthylfumarate, une substance fongicide pouvant occasionner de graves réactions allergiques.
La Direction de la concurrence a déjà fait procéder au retrait de ces bottes dans le département de la Côte-d'Or, où les premiers cas ont été signalés. Toutefois, contrairement au précédent cas des fauteuils contaminés, où un seul distributeur était concerné, il s'agit cette fois de plusieurs entités commerciales.
Hanan ne veut pas en rester là. Elle est déterminée à vouloir éclaircir toutes les zones d'ombre entourant cette mystérieuse affaire. « Je ne sais où ont été fabriquées ces bottes, sans doute à l'étranger, convient-elle. J'espère que les médecins vont trouver rapidement l'origine du mal. »
En attendant, elle prend son mal en patience dans son lit d'hôpital aux urgences…
Des bottes à 8 €, en cuir synthétique, achetées à Troyes


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Publié dans Santé

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