Villeneuve sur lot - les victimes du fauteuil chinois sortent de l'ombre


Extrait La Depeche.fr - Publié le 4 octobre 2008 - Jean-Louis Amella

Ils sont 18, les clients villeneuvois à avoir acheté un fauteuil de relaxation accusé de provoquer de graves réactions allergiques.

À Villeneuve, Georges Wawrzyniack a consulté trois médecins spécialistes. « Au bout du compte : 20 ordonnances différentes, 2 prises de sang complètes, un scanner et surtout deux malaises avec intervention des secours et évacuations sur les urgences du centre hospitalier Saint-Cyr. J'ai subi un traitement pendant 9 mois et le traitement continue encore. Ce qui s'est passé : après un mois et demi d'utilisation, j'ai constaté des rougeurs, des boutons, des cloques dans le dos et la nuque. Il était impossible de s'adosser, les douleurs étaient aiguës ». Dans cette affaire qui est devenue depuis une affaire nationale avec 38 000 cas recensés, les témoignages comme celui de Georges Wawrzyniack sont particulièrement nombreux et édifiants, « il y a pire que moi », reconnaît d'ailleurs la victime de ce fauteuil chinois : « Sur Villeneuve, nous sommes 18 à avoir connu la même mésaventure ».

Avant le développement de l'affaire, Georges Wawrzyniack s'était débarrassé de son fauteuil de relaxation dans un dépôt-vente de la région. « Heureusement il n'a pas été vendu et le magasin de meubles est venu le récupérer comme il a récupéré tous les fauteuils incriminés ». Depuis, Georges Wawrzyniack a repris sa plume et a adressé une lettre à la direction du magasin. « Je demande le remboursement du fauteuil », écrit-t-il et il demande également, « une compensation pour tous les frais effectués et non remboursés ».


« Un sachet anti-moisissure »

Dans son courrier, M. Wawrzyniack souhaitait également obtenir le résultat des analyses réalisées par le magasin de meubles pour les transmettre à son dermatologue. « La cause de l'anomalie est la présence d'un sachet anti-moisissure dont la composition peut provoquer des allergies », explique le service consommateurs du magasin de meubles. « Il est à noter que le simple fait de n'être plus en contact avec le fauteuil entame le processus de guérison », note encore le même service. Peut-être… « Moi, j'ai rapidement compris que le problème venait du fauteuil, après deux moi et demi », explique G. Wawrzyniack, « le problème, c'est que je suis encore en traitement. Et qu'il n'y a pas encore de remède. Pire, quand mon épouse me soignait le dos, elle ressentait, elle aussi, les brûlures ». G. Wawrzyniack a rendez-vous la semaine prochaine avec le médecin-conseil de l'assureur du magasin.

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